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Far breton aux pruneaux, fondant au centre et doré

Anaïs Levy

Anaïs Levy

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18 octobre 2026

Un délicieux far breton aux pruneaux, prêt à être dégusté. Des ingrédients frais comme des œufs, du lait et de la farine sont disposés autour.

Un bon far breton doit être fondant au centre, doré sur les bords et suffisamment dense pour se couper proprement. Je vous propose ici une recette traditionnelle aux pruneaux, avec les bonnes proportions, une méthode simple, des variantes crédibles et les erreurs qui rendent souvent la pâte sèche ou grumeleuse.

La méthode simple pour réussir ce dessert breton

  • Proportions : 200 g de farine, 4 œufs et 75 cl de lait pour 6 à 8 parts.
  • Pruneaux : comptez 200 à 250 g, idéalement moelleux et dénoyautés.
  • Cuisson : environ 45 à 50 minutes à 180 °C, jusqu’à ce que le centre tremble légèrement.
  • Texture : elle se raffermit en refroidissant, sans devenir compacte.
  • Repos : dégustez-le tiède ou à température ambiante, jamais brûlant à la sortie du four.

Un délicieux far breton tout juste sorti du four, avec sa croûte dorée et ses pruneaux cachés.

Ce qui distingue vraiment cette spécialité bretonne

Le far est une préparation familiale à mi-chemin entre le gâteau et le flan. Sa pâte contient de la farine de blé, des œufs, du lait et du sucre, mais pas de levure. C’est cette base très simple qui lui donne une texture souple, plus épaisse qu’un flan et proche d’un clafoutis sans fruits frais.

Les pruneaux apportent une note fruitée et une texture moelleuse qui contrastent avec les bords légèrement caramélisés. La version nature existe aussi, mais je trouve que les fruits séchés donnent davantage de caractère à l’ensemble. Le rhum, souvent ajouté dans les recettes modernes, reste facultatif et n’est pas indispensable à l’équilibre du dessert.

Les bons ingrédients pour une pâte souple

Ingrédient Quantité Conseil pratique
Farine de blé 200 g Type 45 ou 55, tamisée pour éviter les grumeaux
Sucre en poudre 150 g Réduisez à 120 g si les pruneaux sont très sucrés
Œufs 4 À température ambiante, pour une pâte homogène
Lait entier 75 cl Tiède, mais surtout pas bouillant
Pruneaux dénoyautés 200 à 250 g Faites-les tremper s’ils sont un peu secs
Beurre demi-sel 20 g Pour beurrer généreusement le plat

Pour une note plus rustique, vous pouvez remplacer jusqu’à 50 g de farine de blé par de la farine de sarrasin. Le goût sera plus marqué et la pâte légèrement plus dense. Je déconseille toutefois une version composée uniquement de sarrasin pour une première réalisation, car elle demande un peu plus de maîtrise pour rester fondante.

La recette pas à pas

Préparer les pruneaux

Déposez les pruneaux dans un bol avec de l’eau tiède pendant 20 à 30 minutes. Égouttez-les soigneusement avant de les utiliser. Cette étape est particulièrement utile avec des fruits secs fermes, car elle évite qu’ils ne restent caoutchouteux après la cuisson.

Réaliser une pâte sans grumeaux

  1. Préchauffez le four à 180 °C, de préférence en chaleur tournante.
  2. Mélangez la farine, le sucre et la pincée de sel dans un grand saladier.
  3. Ajoutez les œufs un par un en fouettant, jusqu’à obtenir une pâte épaisse et lisse.
  4. Versez le lait tiède progressivement, sans cesser de mélanger.
  5. Ajoutez éventuellement une cuillère à soupe de rhum ou un peu de vanille.
  6. Beurrez largement un plat à gratin, répartissez les pruneaux au fond, puis versez la pâte.
  7. Enfournez pour 45 à 50 minutes.

La pâte doit ressembler à une pâte à crêpes assez fluide. Si elle paraît trop épaisse, les bords cuiront avant le centre. À l’inverse, une pâte très liquide n’est pas un problème, car elle se structure grâce aux œufs et à la farine pendant la cuisson.

Le gâteau gonfle souvent dans le four puis retombe légèrement en refroidissant. C’est normal. Je le sors lorsque la surface est bien dorée et que le milieu reste à peine tremblotant. Une lame complètement sèche annoncerait souvent une texture trop cuite.

Pruneaux, pommes ou version nature

La garniture traditionnelle reste le pruneau, mais ce dessert accepte plusieurs adaptations. L’important est de conserver une quantité raisonnable de fruits pour ne pas détremper la pâte.

Version Résultat Mon conseil
Aux pruneaux Moelleux, fruité et typiquement breton Le meilleur choix pour découvrir la recette
Nature Plus doux, avec une texture très crémeuse Ajoutez de la vanille ou un peu de zeste de citron
Aux pommes Plus frais et légèrement acidulé Utilisez des pommes peu juteuses, coupées finement
Aux raisins secs Plus sucré et parfumé Faites-les gonfler avant de les incorporer

Pour une version sans alcool, la vanille suffit largement. Le rhum peut parfumer la pâte, mais il ne doit pas masquer le goût du lait et du beurre. Avec des enfants ou des convives sensibles aux alcools, je préfère toujours le supprimer plutôt que de chercher à le remplacer par une grande quantité d’arôme.

Les erreurs qui changent complètement la texture

Verser le lait trop vite

Si vous ajoutez tout le lait d’un seul coup, la farine forme facilement des grumeaux. Incorporez-le en plusieurs fois, idéalement tiède et progressivement. Un mixeur plongeant peut rattraper une pâte irrégulière, mais il faut l’utiliser brièvement pour ne pas incorporer trop d’air.

Choisir un plat trop petit

Un plat large permet une cuisson régulière et donne un bon équilibre entre les bords dorés et le centre fondant. Dans un moule étroit et profond, le milieu peut rester liquide alors que la surface brunit déjà. Pour ces proportions, un plat d’environ 30 × 20 cm convient très bien.

Lire aussi : Compote de pommes parfaite - Le secret des desserts réussis

Le cuire jusqu’à ce qu’il soit parfaitement ferme

Le far continue de prendre en refroidissant. Si vous attendez que le centre soit totalement immobile, vous risquez d’obtenir une texture sèche après quelques heures. Laissez-le tiédir au moins 30 minutes avant de le découper afin que la mie se stabilise.

Comment le servir et le conserver

Ce dessert se déguste très bien tiède, mais je le préfère à température ambiante, lorsque les arômes sont plus nets et la texture plus fondante. Servez-le en parts épaisses, simplement avec un café, un thé noir ou un verre de cidre brut.

Vous pouvez le préparer la veille. Conservez-le couvert au réfrigérateur, puis sortez-le 30 minutes avant la dégustation. Il reste agréable pendant deux jours, même si les bords perdent peu à peu leur fraîcheur. Évitez de le congeler, car la texture aux œufs et au lait devient souvent granuleuse après décongélation.

Le détail qui rend le far vraiment mémorable

La réussite tient moins à un ingrédient secret qu’à trois gestes précis. Utilisez du lait entier, mélangez la pâte sans la brusquer et arrêtez la cuisson lorsque le centre tremble encore légèrement. Avec ces repères, vous obtenez un gâteau simple, généreux et profondément réconfortant, fidèle à l’esprit des desserts bretons faits pour être partagés.

Questions fréquentes

Prévoyez 200 g de farine, 150 g de sucre, 4 œufs, 75 cl de lait entier et 200 à 250 g de pruneaux dénoyautés. Beurrez le plat avec 20 g de beurre demi-sel.

Mélangez d'abord la farine, le sucre et le sel, puis ajoutez les œufs un par un. Versez ensuite le lait tiède progressivement en fouettant. Si la pâte reste irrégulière, utilisez brièvement un mixeur plongeant.

Faites-le cuire environ 45 à 50 minutes à 180 °C. Sortez-le lorsque la surface est dorée et que le centre tremble encore légèrement, car il se raffermit en refroidissant.

Laissez-le tiédir au moins 30 minutes avant de le découper. Il se déguste tiède ou à température ambiante et se conserve couvert au réfrigérateur pendant deux jours. Sortez-le 30 minutes avant de le servir.
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Autor Anaïs Levy
Anaïs Levy
Je m'appelle Anaïs Levy et j'ai sept ans d'expérience dans le domaine de la gastronomie, des restaurants et des vins. Mon intérêt pour la cuisine et les bonnes tables a commencé dès mon plus jeune âge, lorsque je passais des heures à explorer les marchés locaux et à découvrir des saveurs uniques. Aujourd'hui, je partage ma passion à travers des articles qui visent à éclairer et à guider les lecteurs dans le vaste monde culinaire. Je m'efforce de fournir des informations précises et à jour, en vérifiant soigneusement mes sources et en comparant les tendances actuelles. J'aime simplifier des sujets parfois complexes pour les rendre accessibles à tous, que ce soit en parlant des dernières tendances gastronomiques ou en recommandant des restaurants à ne pas manquer. Mon objectif est d'aider chacun à apprécier la richesse de la gastronomie et à faire des choix éclairés, que ce soit pour un repas entre amis ou une découverte vinicole.
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